Le gouvernement veut une ouverture du canal Seine-Nord en 2023

Le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, a annoncé mercredi  annonce le lancement de l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) portant sur les modifications du tracé du canal Seine-Nord Europe. Elle se déroulera jusqu’au 20 novembre.
 
« Elle se situe dans la continuité des travaux de reconfiguration du projet conduits sous l’égide du député Rémi Pauvros », indique le secrétariat d’Etat avec un horizon d’obtention de la DUP fixé à début 2017 pour un début des travaux la même année et une mise en service en 2023.
 
La création de la société de projet qui sera chargée de la réalisation du canal, est « également en marche » ajoute Alain Vidaliés avec la nomination de Marc Papinutti, directeur général de VNF, « chargé de sa préfiguration en concertation avec les collectivités concernées ». Cette société serait créée dans le courant du premier semestre 2016. L’Europe financera 40% des coûts éligibles sur la période 2014-2019, soit 980 M€, une signature avec la Commission européenne étant prévue à la fin de l’année.
 
Si l’objectif affiché par le gouvernement actuel sur un projet déclaré d’utilité publique sous la présidence de Nicolas Sarkozy (2008), est de faire du canal Seine-Nord Europe « un outil majeur pour le développement économique de la Picardie, du Nord-Pas-de-Calais, de l’Ile-de-France et de la Normandie », nombre des responsables portuaires et politiques de cette dernière région restent sceptiques, sinon hostiles.

Lors de la visite mardi du Président de la République au Havre, le député, maire du Havre, Edouard Philippe (LR), a demandé au chef de l’Etat que le projet de canal « s’accompagne des mesures nécessaires pour préserver la compétitivité de nos ports de la Manche. C’est Le Havre et Dunkerque que la France doit soutenir ! Ce n’est pas Anvers, qui n’en a guère besoin… », a notamment déclaré M. Philippe.
 
Le canal Seine-Nord-Europe doit permettre de relier les bassins de la Seine et de l’Escaut par une voie fluviale accessible sur toute sa longueur au convois de grand gabarit. Les travaux portent sur 107 km entre Compiègne et Cambrai. Initialement prévu pour un coût de 7 milliards d’euros, le projet a été réexaminé par l’actuel gouvernement et ramené à un coût estimé de 4,5 Md€.
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Source : ANI



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