Le projet de croisières fluviales au départ de Rouen est toujours à l'étude

Tivano, un bateau de croisière fluvial de 35 m de long s’est fait remarquer le week-end dernier à Rouen. Il proposait une balade en Seine et un déjeuner croisière qui a ravi les passagers. L’opération avait un caractère exceptionnel et n’a pas vocation à se répéter à court terme mais elle a montré que le principe de mini - croisières au départ de Rouen avait toutes les chances de succès.

A l’origine, c’est l’armateur “Mistral en Seine“ basé à Conflans-Saint-Honorine qui, en navigation le samedi dans la région de Vernon, a souhaité tenter sa chance pour la journée du dimanche en poussant jusqu’à Rouen. Un lieu où il a pris l’habitude de travailler pendant l’Armada.

Contacté par l’armateur seulement quelque trois semaines avant l’opération, l’office de tourisme Rouen Vallée de Seine a fait une campagne de promotion dans l’urgence qui a permis de vendre 65 couverts pour la croisière restauration du midi et 110 billets pour la mini croisière d’une heure de l’après-midi. L’armateur se déclare très satisfait.

« Cela montre qu’il y a une forte demande qui ne demande qu’à se développer », soutient Guy Pessiot, le président de l’office de tourisme. Depuis des années la ville de Rouen, puis la CREA et le département de Seine-Maritime souhaitent développer une prestation touristique sur la Seine, en aval et en amont de Rouen, en direction d’Orival et de La Bouille. « Les paysages vus depuis la Seine sont captivants», affirme Guy Pessiot qui se rappelle l’enthousiasme de touristes japonais lors des croisières Impressionnistes. Une étude a ainsi confirmé le potentiel économique d’un tel projet et plusieurs professionnels du fluvial ont manifesté leur intérêt.

Tous les partenaires locaux, y compris le port de Rouen, sont unanimes pour répéter que Rouen mérite une offre croisière, à l’image de Paris ou Strasbourg.

Mais il a déjà coulé beaucoup d’eau sous le pont avant qu’un projet ne prenne concrètement forme. On s’interroge toujours sur la place qui devrait être affectée à quai pour le bateau. Et surtout, persiste la délicate et coûteuse question du pilotage lors des croisières en aval de Rouen. Sans dérogation accordée au capitaine du bateau fluvial pour pouvoir descendre jusqu’à La Bouille, l’appel systématique à un pilote de Seine ne permettrait pas à l’exploitant d’équilibrer les coûts d’exploitation. Le dossier est en cours.
  • RRI 204
Source : ANI
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