Les portuaires de l'axe Seine alertent les politiques

Les conteneurs passent de moins en moins par les ports français. Avant les prochaines élections, les portuaires sonnent l'alarme.
 
L’échéance des élections présidentielles et le projet du canal à grand gabarit Seine-Nord-Europe ont agi comme un déclic : les portuaires de l’axe Seine montent au créneau pour dénoncer l’insuffisance et le retard des investissements portuaires et l’absence de politique maritime nationale. « Alors que la France a la plus grande façade maritime du continent européen, la moitié des conteneurs à destination ne passent pas par les ports français », dénonce Michel Segain.
 
Le président de l’Union maritime et portuaire (UMEP) et de la Fédération des communautés portuaires de l'axe Seine (FCPAS) présentera son « plan Marshall » aux candidats des prochaines élections nationales, a-t-il assuré lors d’une conférence de presse au Havre jeudi 5 janvier. A la clé, des investissements de près de 18 milliards d’euros nécessaires d’ici 30 ans pour rattraper le retard, notamment face à Anvers, "le premier port alimentant Paris".
 
Ce ne fut pas un Livre blanc, qui avait été annoncé l'année précédente mais un « Plan stratégique à 2050 » qui a été présenté : une liste à la Prévert des investissements prioritaires, tous chiffrés et nécessaires à court, moyen et long termes. Ce plan de sauvegarde évoque ainsi, sans surprise, l’extension de Port 2000 et son accès fluvial direct, l’allongement du Grand canal du Havre, l’électrification du tronçon ferroviaire Serqueux-Gisors, l’amélioration des accès nautiques de Rouen, la modernisation des écluses et barrages, l’extension de la plate-forme de Limay, ou encore l’étude de l’axe ferroviaire Amiens-Reims et la Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN)…
 
Des sujets bien connus de la place portuaire mais les professionnels déplorent l’absence de lobbying normand à Bruxelles, les blocages des administrations françaises comme ceux d’un syndicat qui « plombe les ports français », selon le Syndicat des transitaires havrais (STH). Ils assurent vouloir faire une "révolution portuaire" et "voter pour qui nous défendra". Car « il y a urgence, selon l'Umep : de 22.000 emplois aujourd’hui au Havre nous passerons à 8.000 d’ici cinq ans si nous ne faisons rien ». Au total, les ports de l’axe Seine représentent un millier d’entreprises et plus de 60 000 salariés.
 
  • EMN jour Portes Ouv janv 2018
Source : ANI
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