Producteurs laitiers: bond des cessations d'activité en 2016

En pleine tourmente de la crise, les producteurs de lait ont vu doubler leur taux de cessation d'activité en 2016, à 6% contre 3% en moyenne les années précédentes, a indiqué jeudi la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL).
 

'Sur 2016, par rapport à une année moyenne, on a eu un taux de cessation d'activité pratiquement deux fois supérieur à la moyenne, de l'ordre de 6% par rapport à une moyenne à 3%', a déclaré Dominique Chargé, président de la FNCL, lors d'une conférence de presse organisée en préambule de l'assemblée générale des coopératives laitières à Paris.
 

Un chiffre important mais inférieur à ce que craignaient il y a quelques mois à peine les producteurs de la FNPL, qui tablaient sur 10%, et que relativise M. Chargé: 'quand on parle de taux de cessation, il faut qu'on soit prudent, il y a effectivement des arrêts mais il y a aussi aujourd'hui beaucoup de regroupements d'exploitations'.
 

'Certaines entreprises ont mis en place des démarches qui incitaient les agriculteurs à se transférer les volumes de production, ça joue effectivement beaucoup sur la restructuration', a-t-il ajouté.
 

Il a toutefois mis en garde pour les mois à venir: 'les trésoreries des exploitations laitières sont aujourd'hui fragiles, très fragiles'.
 

D'autant plus fragiles que la hausse des prix du lait amorcée au second semestre 2016 s'est poursuivie début 2017, mais dans des proportions moindres qu'espérées.
 

'Aujourd'hui on a un prix du lait qui dans le reste de l'Europe est en train de redescendre aux alentours de 300 euros plutôt que les 320/330 sur lesquels la fin d'année 2016 et le début d'année 2017 s'étaient engagés', poursuit le patron des coopératives françaises.
 

En France, 'la production a fortement baissé sur le deuxième semestre 2016 et donc mécaniquement on a eu une remontée des prix du lait', pour atteindre sur la fin d'année 'des niveaux qui étaient revenus autour de 300 euros et qui redémarrent sur ce début d'année 2017 aux alentours de 310 euros', rappelle M. Chargé.
 

Des niveaux de prix qui ne permettent pas aux producteurs de reconstituer leur trésorerie, selon lui.
 

Les coopératives ont 'soutenu au maximum l'activité et la trésorerie des exploitations' et continuent de le faire, notamment en retardant un certain nombre d'investissements lorsque c'est possible, pour 'maximiser les retours vers les producteurs', a souligné M. Chargé, qui en appelle pour la suite au 'soutien des pouvoirs publics' et de l'Europe.
 

Parallèlement, les coopératives souhaitent essayer de se conformer davantage aux attentes sociétales notamment en développant des systèmes de production qui vont dans le sens de moins de produits phytosanitaires et un meilleur respect du bien-être animal. Ce sont ces types de mesures qu'ont présentés plusieurs coopératives lors de leur AG annuelle, jeudi.

  • RAN 2017
Source : AFP
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