Très chaud, très vite

Avec l’UHT, le Cosmetolab d'Evreux apporte une solution novatrice à la fin des conservateurs dans l’industrie cosmétique.

La chasse aux conservateurs est ouverte dans l’industrie cosmétique. Régulièrement, de nouvelles molécules s’ajoutent à la liste de celles que doivent bannir les industriels dans la confection de leurs produits. Certains effets néfastes sur la santé ont pu être mis en avant, à la fois en raison d’une utilisation accrue des crèmes et autres lotions et de facteurs extérieurs comme la pollution.
Il convient donc de défricher de nouvelles techniques assurant la protection contre la contamination microbienne des produits cosmétiques. C’est là qu’intervient le Cosmetolab, lancé en 2014 par l’Agro-Hall et Cervin, avec le soutien de la CCI, du Grand Évreux Agglomération pour créer un pilote industriel dédié à la stérilisation et au traitement de produits cosmétiques sans conservateur. Un défi à relever, une page blanche à écrire, puisqu’aucune solution n’avait été vraiment développée.
 
C’est la technologie UHT (ultra-haute température), qui a été choisie. Elle a fait ses preuves dans l’agroalimentaire, pour le lait ou les jus de fruit par exemple, et même si son fonctionnement est différent avec l’utilisation de l’infusion dans le cadre des cosmétiques, elle paraît tout à fait adaptée aux problématiques posées. Après avoir initié les bases du projet et concrétisé l’idée dans ses premiers mois d’existence, le Cosmetolab a pu bénéficier de la création d’un prototype fonctionnel par SPX en 2015, permettant de lancer des essais grandeur nature l’an dernier.
  • Award international
« Ce n’est pas si simple de passer d’un modèle à l’autre », résume Nadine Picard, qui dirige le Agro-Hall  et pilote Cosmetolab. « Cela engendre des recherches en cascade, pour les récipients, le packaging, le risque de recontamination chez le particulier ». Les résultats obtenus par l’UHT (passage à 140° pendant 6 secondes, par infusion de vapeur) se sont vite avérés intéressants. « Nous pouvons traiter des émulsions, des lotions, arriver à stériliser, et nous passons à l’étape du conditionnement », détaille Nadine Picard. « Le matériel choisi par SPX est transposable en industrialisation. Nous pouvons aller très rapidement vers l’installation chez les professionnels de la cosmétique ».
Il reste désormais au Cosmetolab à mieux faire connaître sa technologie. L’obtention d’un prix dans la catégorie « support function for cosmetic industry » à l’occasion du salon Cosmetic 360 Awards va fortement y contribuer. Cet événement est le rendez-vous international de l’innovation dans la filière. Y être récompensé permet, comme le reconnaît Nadine Picard, « de mettre nos offres sur le devant de la scène, de rassurer les clients, de toucher des cibles qui ne se sentaient pas concernées ». Le Cosmetic 360 est organisé par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, qui suit évidemment de près l’évolution des travaux : « C’est un partenaire avec lequel il est important de travailler en étroite relation. Là aussi, on parle de crédibilité, mais aussi de réseau ».
 
 
 
  • Ndie Qualite Tourisme (sable)
Source : Normandinamik



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