Double polyvalence

PME manchoise d’impressions offsett, Statim va redoubler de performance.

Inutile de chercher l’acronyme : le jour où, en 2005, Cédric Ladroue et Christophe Pitrey ont baptisé leur projet « une imprimerie offsett spécialiste des emballages agroalimentaires », ils ont choisi Statim, comme un symbole. « En latin, c’est l’instantanéité », évoquent les deux associés, soulignant qu’à cette date, ils partaient d’une page blanche. Leur force d’alors était la complémentarité des profils, ceux d’ex-collègues soutenus par un noyau d’investisseurs et d’industriels locaux. Douze ans plus tard, ces partenaires de la première heure sont « toujours à nos côtés », confirme Cédric Ladroue, qui assure le management, le commercial, les relations clients, tandis que Christophe Pitrey couvre les volets technique et production.
 
Et Statim leur a porté chance. Petit Poucet sur un marché dominé par des grandes entreprises, la PME basée à Périers, résiste haut la main. « Nous sommes une quarantaine de personnes, quand nos concurrents en comptent facilement trois fois plus ». Une équipe qui donne souplesse, réactivité et flexibilité, offrant un éventail de prestations plus étoffé que la moyenne : « Rares sont les imprimeries qui, comme nous, maîtrisent à la fois, les suremballages en carton compact et les étiquettes sèches ». Produisant des petites et moyennes séries, Statim affiche un chiffre d’affaires partagé entre les suremballages en carton (les packs yaourts ou de bières) et les étiquettes sèches, dédiées aux conserves, boîtes d’œufs, produits frais, soit « de 5 000 à 10 millions d’unités ». En interne, on fonctionne en PAO, neuf fois sur dix à partir de fichiers numériques, cependant un bureau d’études intégré peut concevoir des impressions sur mesure, et conseiller les PMI soucieuses de bonnes pratiques pour « compacter leurs emballages, passer aux matériaux recyclables ».
 
Depuis deux ans, les commandes s’accéléraient, les exigences montaient d’un cran. Il était temps de renouveler le parc machine. Soucieux d’investir dans un matériel de haute technologie, les créateurs ont pris le temps de faire le tour des meilleurs fournisseurs au monde, les testant sur pièces, avant de choisir une presse offsett Rapida 106, 7 couleurs avec vernis acrylique. Concentré de performances et d’automatismes de dernière génération, dont « un système de contrôle couleurs embarqué », la nouvelle machine peut imprimer « jusqu’à 20 000 feuilles par heure » et place Statim au niveau des plus grandes.
 
  • Bonus écologique
Arrivée en décembre, la Rapida 106 a entraîné la formation de six opérateurs et alors qu’elle est encore en rodage, « fonctionnant 5 jours sur 7, nous produisons déjà deux fois plus de suremballages en carton » s’enthousiasme Cédric Ladroue, tablant sur « +15 % de croissance en 2017 ». L’acquisition, possible grâce à une aide régionale via l’AD Normandie, « un prêt remboursable à hauteur de 25 % à taux zéro », promet également un impact bénéfique environnemental, Statim visant de limiter son empreinte écologique, « réduire à 150 tonnes, nos 300 tonnes de gâches/an ».
 
 
 
 
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Source : Normandinamik



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