Une nouvelle organisation pour le Mont-Saint-Michel

Pour faire parler d’une même voix les différents acteurs impliqués dans la gestion du Mont-Saint-Michel, une nouvelle organisation est mise en place.

Après le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel, l’Etat et les collectivités locales s’attachent à mettre en place un projet de développement durable et global. « Une nouvelle organisation des pouvoirs publics et une initiative forte de l’Etat sera nécessaire pour porter une nouvelle ambition pour le site du Mont-Saint-Michel, en cohérence avec ces démarches  conduites dans les territoires à l’échelle de la baie », ont déclaré dans un communiqué commun le Premier ministre et des élus de la baie du Mont-Saint-Michel.

Cette réflexion prendra en compte la complexité du cadre d’intervention sur le Mont-Saint-Michel, qui concentre avec une rare densité un grand nombre d’autorités publiques et d’acteurs privés jouant tous un rôle sur l’expérience du visiteur. Depuis le parc de stationnement jusqu’au site, interviennent un syndicat mixte, deux communes, le centre des monuments nationaux, un délégataire de service public et de nombreuses initiatives privées. « Ces acteurs doivent coordonner leurs interventions quand bien même leurs intérêts à court terme puissent paraître antagonistes », écrit le communiqué. « Sur le même espace interviennent également des normes nombreuses, dont l’exigence reflète les caractéristiques exceptionnelles du lieu mais qu’il convient de pouvoir adapter pour tenir compte également de sa spécificité ».
 

Sur le plan économique, la dispersion des acteurs rend difficile la bonne allocation des ressources financières apportées par les deux millions de visiteurs, et a conduit à reporter sur les seules collectivités l’essentiel des charges relatives à l’accueil des visiteurs et à l’exploitation du barrage qui a redonné son insularité à la Merveille.

« Dans ces conditions, l’initiative de l’Etat est indispensable pour élaborer, avec les acteurs locaux, cette nouvelle ambition et pour organiser une gestion intégrée des services rendus aux visiteurs et aux habitants », précise le texte.  

  • Création d’un EPIC

Deux décisions sont prises : le Gouvernement engage la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) national du Mont-Saint-Michel, dont la mission sera de coordonner la gestion et le développement du site, depuis le stationnement et les transports jusqu’à l’Abbaye. Dans la phase de création de l’EPIC, l’Etat reprend la responsabilité de l’exploitation du barrage sur le Couesnon pour poursuivre les travaux hydrauliques et le suivi environnemental de la Baie. Cette décision conduira l’Etat à apporter l’ensemble des financements nécessaires pour l’exploitation du site, pour 2017 et 2018.
 

Adolphe Colrat, ancien préfet de la Manche, est chargé d’une mission de préfiguration de ce futur EPIC. Il aura en particulier la responsabilité de rédiger les textes législatifs et réglementaires nécessaires à la création et de construire, avec les collectivités territoriales et le CMN, un nouveau modèle économique pour financer les services rendus aux visiteurs. Ce modèle devra reposer sur les recettes issues de la fréquentation du site et ne pas donner lieu à des contributions publiques d’équilibre. Dans ce cadre, l’amélioration de l’exécution de la Délégation de service public, concernant le transport et le stationnement, sera un chantier prioritaire. 

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Source : Normandinamik



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