Le Crédit Agricole Normandie à la rencontre des entreprises du territoire... Visite chez Borney à Argentan

Après une première opération à destination des exploitations agricoles l’année dernière, les conseillers du Crédit Agricole Normandie sont allés hier, jeudi 11 mai, à la rencontre des industriels de la région.

Le chiffre a de quoi impressionner. Sur la seule journée d’hier, conseillers mais aussi membres de l’encadrement ou du conseil de direction du Crédit agricole Normandie sont allés à la rencontre d’entreprises clientes, soit plus de 1 600 dirigeants avec lesquels ils ont pu échanger, ils ont ainsi pu mieux se rendre compte de leur quotidien et surtout découvrir de réels savoirs faire.
 

« Vous avez deux façons d’exercer votre métier. La première, la plus simple, c’est d’être complètement hors-sol. De prendre vos décisions dans une tour d’ivoire sans aucun contact avec l’extérieur. La deuxième, plus impliquante, nécessite que vous connaissiez votre environnement et les entreprises qui le compose. Et pour nous qui revendiquons un centre de décision de proximité, c’est essentiel », explique Jean-Yves Batard. Un homme dont les prises de décisions sont primordiales pour la vie des entreprises, puisqu’il s’agit du directeur des services bancaires, engagements et risque du Crédit Agricole Normandie.
 

Pour lui, cette journée a débuté au sein de l’entreprise Borney à Argentan. Celle-ci, créée en 1880 et implantée dans l’Orne depuis 1969, est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de drapeaux, banderoles et autres supports publicitaires. Et ce positionnement « terrain », c’est une initiative qui séduit. « C’est une bonne démarche. Nous sommes souvent sollicités par des banques sans guichet qui veulent bien de nos comptes courants mais quand il s’agit de demander un crédit, ça devient plus compliqué. Je trouve la méthode assez cavalière. Là, il y a une vraie relation et une personnalisation de l’approche qui vont dans le bon sens », estime Eric Borney, représentant de la 4ème génération.
 

Et Borney n’aurait jamais pu faire perdurer le « Made in France » si elle n’avait pas régulièrement investi dans son outil de production et par conséquent sollicité ses partenaires, dont les banques. L’entreprise évolue en effet sur un secteur très concurrentiel où les pays de l’Europe du Nord mais aussi d’Asie sont ses principaux concurrents. En 2011, l’entreprise a d’ailleurs réalisé un important financement de 1,8 millions d’euros pour l’agrandissement de ses locaux et l’acquisition d’une nouvelle machine d’impression et de séchage intégré de 60 mètres de long, capable d’imprimer des drapeaux de grandes dimensions (jusqu’à 3 mètres de large par 6 mètres de long en 5 couleurs). « L’année dernière nous avons de nouveau investi dans une unité d’impression numérique pour 300 000 euros et cette année nous allons devoir récidiver pour installer une table de découpe afin de faciliter le travail de nos couturières, pour un montant de 200 000 euros », détaille le chef d’entreprise.
 

Si Eric Borney n’est pas en mesure de dire combien de drapeaux ont été imprimés puis cousus sur place, il est cependant des chiffres qui parlent d’eux-mêmes. « Chaque année, nous utilisons 10 tonnes de polyester, 10 tonnes d’aluminium et 3 000 mâts en fibre de verre », souligne le dirigeant. Car Borney est une entreprise totalement intégrée. « Nos clients nous fournissent leurs éléments visuels que nous nous chargeons de mettre aux dimensions. Après acceptation du bon à tirer, nous réalisons l’impression, sous forme numérique ou classique, la découpe et la couture pour une finition main de qualité et la pose de sangle ou d’œillets en fonction de l’utilisation du drapeau. Mais nous assurons également la fabrication des supports de mâts et la commercialisation de mâts fixes jusqu’à 15 mètres de hauteur ».


Outre les constructeurs automobiles et la grande distribution pour leurs signalétiques extérieures et l’animation de leurs surfaces de vente, les clients de Borney sont multiples. « Nous avons des mairies, des particuliers via notre site internet, mais nous sommes aussi fournisseurs de l’Unesco pour qui nous garantissons la conformité des drapeaux de ses 200 délégations. Mais nous avons aussi des marchés de loisir comme la pavillonnerie maritime », explique Eric Borney à son interlocuteur du jour, séduit par cette rencontre.


« Quand on utilise un drapeau il est impossible d’imaginer toute la technicité et les étapes de fabrication qu’il y a derrière », assure le directeur des services bancaires, engagements et risque du Crédit Agricole Normandie. Et s’il est impensable que le banquier puisse accorder au terme de cette visite un blanc-seing à Borney, souhaitons que les demandes de l’entreprise auront néanmoins une écoute et une compréhension grandement facilitées par l’organisation de cette journée.

 

http://borney.com/

 

  • Business Story Exp-Cpt nov 2017
Source : Jacques-Olivier Gasly
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