[AUDIO] Cancer : un pôle de renommée mondiale de traitement et de recherche à Caen

Dès l’été 2018, les patients normands atteints de cancer pourront être traités à Caen pour des pathologies aujourd’hui réputées inopérables. Un bond technologique qui propulsera la Normandie au rang de référence mondiale…

Après l'Institut Curie d’Orsay et le centre Antoine-Lacassagne à Nice, Caen sera bientôt la troisième ville de France à pouvoir soigner le cancer par hadronthérapie.  Ce terme un peu barbare désigne les techniques de radiothérapie qui,  à la différence de la méthode conventionnelle, n’utilisent pas les rayons X. Une technique révolutionnaire qui permet de traiter des cancers aujourd’hui inopérables en raison de leur trop grande proximité avec des organes vitaux et du risque trop élevé en termes d’effets secondaires.

 

« C’est un véritable saut technologique. Nous allons pouvoir traiter des tumeurs en épargnant au mieux les tissus sains et éviter l’apparition, des années plus tard, de nouveaux cancers liés à cette irradiation », explique le professeur Khaled Meflah, président d’ARCHADE. Ce programme regroupe le centre régional de lutte contre le cancer François-Baclesse, qu’il dirige déjà, mais aussi le CHU de Caen, le CNRS, l’Université de Caen-Normandie, l’Ensicaen, le Ganil et Nucleopolis et constitue la base du centre européen de recherche sur le cancer qui est en train de se constituer.

 

Sorti de terre et opérationnel dès l’été 2018, le bâtiment CYCLHAD accueille déjà un équipement indispensable à l’hadronthérapie : l’accélérateur « Proteus One ». Il s’agit d’un appareil de très haute technologie réalisant des séances de radiothérapie à base de protons (protonthérapie). « Mais cet équipement ne représente qu’un 1/5e de l’occupation totale de CYCLHAD », détaille Philippe Lagalle, son PDG. Car le bâtiment sera également occupé par de nombreux chercheurs régionaux, nationaux et internationaux. Et afin de permettre aux scientifiques de disposer de faisceaux réservés, les lieux seront accessibles de 6h00 à 22h00, 5 jours par semaine.

 

Et pour compléter l’offre de soin et de recherche, CYCLHAD sera dès 2022 également doté d’un cyclotron IBA C400, pour lequel la Région participera sous forme de garantie aux côtés de nombreux partenaires financiers et industriels. Car si la première phase du projet (construction du bâtiment + « Proteus One ») a déjà nécessité de mobiliser quelques 76,5 millions d’euros, le coût prévisionnel de la conception et de la réalisation des équipements du C400, ainsi que son acquisition s’élève à 55 millions d’euros, soit un global de plus de 130 millions d’euros. Caen sera alors la seule ville de France à être équipée de ces outils de recherche et de traitement de pointe.

 

« Nous devons dès maintenant réfléchir à comment capitaliser sur cet atout que seules quelques villes au monde sont capables de proposer et ne pas nous interdire de penser au tourisme sanitaire. Pourquoi ne pas imaginer que des personnes avec un fort pouvoir d’achat puissent se faire soigner ici ce qui serait pour nous facteur d’amortissement et d’investissements futurs », s’interroge quant à lui Hervé Morin, président de la Région Normandie.

  • Expert-Cpt juin 2017 pave mobile

Interview

Complément d'information au micro de Jacques-Olivier Gasly

  • Qu'est-ce que la protonthérapie ? (Khaled Meflah)
  • Présentation du centre CYCLHAD (Khaled Meflah)
  • Un lieu unique en Europe (Hervé Morin)
Source : J-O.G.
© 2017 Normandinamik.cci.fr. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Normandinamik.cci.fr. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Normandinamik.cci.fr.



  • CCI LINK HUB candidature juil
  • NM - pub NDK