Tati: la Foir'Fouille et ses alliés améliorent leur offre

Le consortium associant les enseignes La Foir'Fouille, Centrakor, Stokomani, Maxi Bazar et Dépôt Bingo a amélioré son offre de reprise de Tati et des autres enseignes d'Agora Distribution, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

 

Les cinq distributeurs proposent désormais de reprendre 1.298 des 1.700 salariés du groupe, soit 40 de plus que lors de leur offre précédente. Ils se déclarent également prêts à reprendre 98 magasins, contre 95 auparavant, dont 'une quinzaine resteront sous enseigne' Tati.

 

Le consortium reprendra également 27 franchisés et s'engage à la fois sur le maintien du statut et des acquis sociaux des salariés repris et sur une pérennisation de l'activité 'sur le très long terme'.

 

L'offre concurrente, provenant du groupe Philippe Ginestet (GPG), fondateur des magasins de déco Gifi, propose, elle, de reprendre 1.300 emplois directs et 93 magasins ainsi que les 27 franchisés.

 

L'offre de l'enseigne Babou porte sur six magasins Tati en région parisienne.

 

Le tribunal de commerce de Bobigny doit examiner les différents projets de reprise le 19 juin, à la suite du placement en redressement judiciaire d'Agora Distribution qui regroupe les enseignes Tati, Fabio Lucci, Gigastore et Degrif'Mania (140 magasins au total).

 

Le 29 mai, une première audience avait conduit à un renvoi du dossier, le tribunal comme les salariés espérant une amélioration des offres, notamment sur le nombre de magasins et de salariés repris.

 

'Et dans le cas où cela ne serait pas possible, nous attendons les repreneurs sur une amélioration des mesures d'accompagnement', a indiqué à l'AFP, Fabrice Patrizio, l'avocat d'Eram, propriétaire d'Agora Distribution.

 

Les candidats ont jusqu'à mercredi soir minuit pour déposer leurs offres définitives.

 

Mardi, la CGT a de nouveau demandé aux repreneurs des 'engagements précis et écrits' sur le 'périmètre exact' (nombre de magasins et de salariés repris) de leurs offres, la garantie de l'emploi 'a minima sur 24 mois' et le 'reclassement obligatoire' au sein des distributeurs repreneurs des salariés qui pourraient être impactés en cas de cessions de magasins exigée par l'Autorité de la concurrence.

 

Mais, ce qui prime, c'est 'la sauvegarde et la pérennité de tous les emplois', insiste le syndicat, à la veille d'un rassemblement de salariés devant le magasin Tati de Stains (Seine-saint-Denis).

 

La CGT et la CFDT avaient lundi déploré l'absence d'une 'offre combinée' entre les repreneurs, qui aurait permis de reprendre davantage de salariés.

 

Sur ce point, GPG et le consortium n'ont pas réussi à trouver un terrain d'entente, ont expliqué les deux parties à l'AFP.

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Source : AFP
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