Le Cotentin s’affirme comme une terre d’excellence du soudage

Avec l’appui de la CCI Ouest Normandie et de la Région, les entreprises de chaudronnerie – métallerie du Cotentin ont redéfini la carte des formations du métier de soudeur.

Le Cotentin est une terre propice au développement d’entreprises de sous-traitance en chaudronnerie – métallerie, avec la présence sur son territoire de grands sites industriels dans le nucléaire, la construction navale, l’agroalimentaire et demain l’arrivée des Énergies Marines Renouvelables. Avec de nombreux chantiers majeurs en cours de déploiement, du grand carénage à l’éolien offshore, des sous-marins à l’EPR, les besoins en main-d'œuvre qualifiée constituent une forte préoccupation, notamment sur le poste de soudeur.

Un métier dont l’évolution est constante : les professionnels doivent faire face à des exigences de plus en plus importantes en qualité, sécurité, sûreté, et donc disposer de compétences élargies.

Pour y répondre, les entreprises ont identifié une clé principale : la nécessité de mettre en place des formations qui intègrent ces évolutions et proposer un parcours d’orientation plus structuré avec un réel accompagnement des candidats à la formation.

  • Ambition collective

C’est de ce constat qu’est née l’Action Soudage Cotentin, initiée et pilotée par la CCI Ouest Normandie, co-animée par le club d’entreprise AISCO et la MEF du Cotentin. « Elle est conçue par et pour les entreprises », rappelle le président de la CCI Ouest Normandie, Marc Aguirregabiria. Celles-ci ont élaboré collectivement un nouveau parcours de formation, qui a été présenté aux différents organismes spécialisés et à la Région Normandie, qui pilote les actions de formation professionnelle sur le territoire. « L’ambition collective est de structurer le Cotentin comme le pôle d’excellence du soudage, avec une envergure nationale », poursuit le président.

Ce nouveau dispositif formera des soudeurs débutants qualifiés qui seront pleinement opérationnels en entreprise. Il s’articule autour de trois phases. La première, celle de l’orientation des candidats et de l’immersion en entreprises. L’aptitude à exercer le métier sera évaluée par des tests (Méthode de Recrutement pas Simulation), puis les candidats iront découvrir directement sur le terrain, dans deux entreprises, la réalité du métier. Une fois l’entrée en formation validée, place à la deuxième phase, celle de l'apprentissage des procédés, de la spécialisation dans l’un d’entre eux. Un stage de fin d’études en entreprise clôturera l’obtention des qualifications. Viendra ensuite le temps de la troisième phase, celle de l’insertion sur le marché du travail proprement dite. « Une trentaine de soudeurs seront formés par an, ce qui correspond aux besoins exprimés par les entreprises.

Les formations débuteront en janvier 2018 », précise Marc Aguirregabiria. « Tout au long du projet, la relation avec les employeurs restera très étroite. Des phases de validation des tests, des rencontres d’informations collectives avant et pendant la formation sont notamment prévues », explique-t-il. Toutes ces étapes seront des occasions pour Pôle Emploi de s’assurer du bon déroulement de l’insertion des nouveaux recrutés. 

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