Licenciements chez Nokia: le groupe 'ne tient pas sa parole', dénonce Griveaux

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Benjamin Griveaux, a dénoncé jeudi la suppression de 597 emplois supplémentaires en France annoncés mercredi par le géant finandais des équipements télécoms Nokia, estimant que ce dernier ne 'tient pas sa parole' et devra 's'expliquer'.

 

'Il y avait eu des engagements pris il y a moins de 18 mois devant les pouvoirs publics, et une entreprise qui ne tient pas ses engagements en termes d'emploi ne tient pas sa parole', a critiqué M. Griveaux devant la presse, lors d'une visite de l'usine du fabricant de cabines d'engins de chantier TIM, à Quaëdypre (Nord).

 

Ces suppressions d'emplois sont prévues en deux ans, en 2018 et 2019, dans les fonctions centrales et support des filiales Alcatel Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN), sur un effectif total de 4.200 personnes dans ces deux sociétés basées au campus de Paris-Saclay (Essonne) et à Lannion (Côtes-d'Armor).

 

A la suite de son rachat d'Alcatel-Lucent l'an dernier, Nokia avait déjà supprimé quelque 400 postes en France.

 

Selon l'intersyndicale, le PDG du groupe, Rajeev Suri, s'était engagé auprès d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, à renforcer le secteur de la recherche et développement pour le porter à 2.500 ingénieurs et chercheurs à fin 2019.

 

'Ils s'étaient engagés sur des emplois, dont 500 dans la R&D, le compte n'y est pas, ils (les dirigeants) auront à s'expliquer dans des délais très brefs', a déclaré Benjamin Griveaux jeudi.

 

'Il y a des ouvriers qui se retrouvent dans une situation d'incertitude et ce n'est pas normal', a-t-il ajouté.

 

La CGT a affirmé que Nokia venait de distribuer '4,4 milliards d'euros aux actionnaires en dividendes et rachat de ses propres actions' et avait 'perçu beaucoup d'argent public en France, 67 millions en crédit-impôt-recherche (CIR) et Cice l'an passé'.

 

Questionné sur la possibilité pour l'Etat de sanctionner Nokia en lui coupant une partie des subventions, Benjamin Griveaux a répondu: 'd'abord on s'explique et puis, après, on verra'.

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Source : AFP
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