Caen change son tramway pour 262 millions d'euros

L'agglomération de Caen a décidé d'abandonner son tramway à pneus Bombardier, jugé défaillant, par un tramway sur rails Alstom qui va coûter 262 millions d'euros, a indiqué mardi la collectivité.
 

'C'est jamais de gaîté de coeur qu'on change seulement au bout de 15 ans un équipement qui devait durer 30 ans. Mais à cause d'une usure prématurée, nous sommes contraint de changer le système, comme est en train d'y réfléchir Nancy, même si c'est évidemment coûteux', a expliqué le président LR de l'agglomération de Caen Joël Bruneau avant une conférence de presse.
 

Le dernier tramway sur voie réservée (TVR) de Caen va circuler le 31 décembre. Il sera remplacé à la rentrée 2019 par un tramway sur rail. Des bus prendront le relais entre temps.
 

La métropole du Grand Nancy, seule autre ville française doté d'un tram à pneus Bombardier a de son côté décidé d'abandonner le tram sur pneus d'ici à 2022, a indiqué mardi la collectivité.
 

Le TVR avait été lancé en 2002 à Caen, deux ans après celui de Nancy, pour un montant de 240 millions d'euros. Il devait fonctionner jusqu'en 2032.
 

Le remplacement du tramway caennais va coûter 245 millions d'euros, dont 24 millions d'aide de l'Etat, 30 millions de la région et de l'Europe et 45 du département, a précisé M. Bruneau. A ces 245 millions, il faut ajouter 17 millions d'euros d'indemnités de rupture de contrat qui liait l'agglomération à Colas et Bombardier, selon l'agglomération.
 

En 2013 un moteur du TVR était tombé sur la voie à Caen. En 2003, à deux reprises, des pneus ont éclaté, projetant un morceau de la carrosserie à plusieurs dizaines de mètres sans faire de blessés. Le TVR a aussi connu des déraillements les premières années à Nancy et Caen. Les difficultés se sont raréfiés à Caen depuis 2015, a toutefois reconnu l'agglomération.
 

Des tramway à pneus mais de technologie Alstom sont également en service sur deux lignes de la RATP en Ile-de-France sans poser de problème selon la RATP, ainsi qu'à Clermont-Ferrand.
 

Selon François Rage vice-président de Clermont Auvergne Métropole, en charge des Transports 'cette technologie n'a pas trouvé non plus son marché et son avenir est tout aussi incertain'.
 

Mais l'agglomération n'envisage pas de rompre son contrat avec Alstom.
 

Lancé en 2006, le tram a connu 'au tout début un déraillement, un incendie mais ensuite on n'a plus eu aucun souci', ajoute M. Rage.

  • Business Story Exp-Cpt nov 2017
Source : AFP
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