Carrefour : le passage en location gérance de plusieurs hypermarchés confirmé

Carrefour : le passage en location gérance de plusieurs hypermarchés confirméLa piste du passage en location gérance de plusieurs hypermarchés Carrefour a été confirmée fin octobre aux partenaires sociaux du groupe de grande distribution, un scénario qui suscite beaucoup d'inquiétude parmi les salariés, a-t-on appris jeudi de sources syndicales.
 

A l'occasion d'un comité central d'entreprise (CCE), la direction a informé les syndicats de son projet, présenté comme un 'mode complémentaire' de gestion des magasins, mais sans donner d'indication ni sur le nombre, ni sur la localisation des hypermarchés cibles, selon les mêmes sources.
 

Le projet sera mis en oeuvre dès 2018.
 

Pour la CFDT, 'déjà en ordre de bataille', il s'agit d'un 'séisme' pour les salariés dont le statut social sera remis en cause, a dit à l'AFP Sylvain Macé, un de ses représentants. 'Ce sont les salariés qui vont payer cette casse sociale', déplore aussi FO, premier syndicat du groupe, qui sera 'vigilant'.
 

Les employés concernés vont perdre l'équivalent de 'deux mois de rémunération', en incluant la participation, l'intéressement, la prévoyance, les tickets restaurant... qu'ils touchaient jusqu'alors, a calculé la CFDT, qui réclame 'un accompagnement social fort'.
 

Les magasins cibles employant en moyenne entre 100 et 150 personnes, le nombre de salariés impactés pourrait vite monter, en fonction du nombre de magasins qui seront franchisés. La CGT, 'très inquiète sur la pérennité des emplois', dénonce une 'opportunité de réduire les coûts' et le manque d'information sur le nombre de postes impactés, une 'nébuleuse volontaire', selon le syndicat.
 

En revanche, aucune annonce n'a été faite lors de ce CCE, le 26 octobre, sur la fermeture d'hypermarchés, qui n'avait pas été exclue par le nouveau Pdg de Carrefour, Alexandre Bompard, lors de rencontres avec les syndicats en septembre. Une éventuelle restructuration du siège n'a pas non plus été évoquée.
 

Mais la poursuite d'autres projets (centralisation des plateformes administratives et marchandises, automatisation des caisses des stations services) pourrait potentiellement impacter environ 500 salariés en 2018 et 2019, selon M. Macé. Les suppressions passeraient par des départs volontaires, sans licenciements.
 

Si pour Michel Enguelz (FO), des 'changements d'organisation, de structure, sont indispensables', on 'ne peut pas faire peser toute la charge de l'évolution et de la modernisation' sur les points de vente, 'là où on fait le chiffre d'affaires' et dont les équipes 'paient déjà un lourd tribut'.
 

Fin août, M. Bompard avait indiqué qu'il présenterait d'ici la fin de l'année un 'plan de transformation' du groupe.

  • Business Story Exp-Cpt nov 2017
Source : AFP
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