À Saint-Aubin-lès-Elbeuf, BASF produit un nouvel insecticide

Le groupe BASF innove dans la protection des cultures avec l’Inscalis, élaboré à partir d’un champignon naturel.

Le site BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf produit à partir du mois de janvier une « solution innovante de protection des cultures », Inscalis. Son principe actif est élaboré à partir d’un produit issu d’un champignon microscopique, modifié chimiquement (dans les usines du groupe en Italie et en Allemagne) pour lui donner des propriétés insecticides et dont la synthèse est réalisée sur le site normand. « On ne lance pas la production d’une nouvelle molécule fréquemment », se félicite Bruno Lorenzi, directeur de BASF Saint-Aubin-lès-Elbeuf.

« Nous avons su démontrer notre capacité à relever le challenge, par rapport aux sept autres usines du groupe capables de produire des substances actives. Cela a été trois années de travail, et de nombreux défis à relever pour mettre en place de nouveaux équipements et installer, par exemple, trois kilomètres de tuyauterie. C’est un moyen d’assurer la pérennité de notre site en maintenant son niveau d’activité et ses effectifs ».
 
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L’activité agricole représente 10 % du CA, mais 30 % de la R&D...

Pérenniser le site

Inscalis sera commercialisé en Amérique (Canada, USA, Mexique, Brésil), en Asie (Inde, Chine) et en Océanie (Australie). C’est un choix financier pour BASF, qui se tourne vers des marchés agricoles extrêmement porteurs. « Rien n’interdit de penser que cette situation n’évoluera pas et que l’Inscalis ne sera pas vendu dans notre continent », estime Nicolas Kerfant, Directeur Général de BASF France Division Agro. Inscalis est particulièrement efficace pour protéger le coton, le soja, le blé, certains fruits et légumes. Il agit avec « précision et flexibilité » pour « un contrôle efficace des insectes ravageurs tout au long de leur cycle de vie ».
 
Numéro 1 mondial de la chimie, le groupe allemand BASF emploie 2 600 de ses 114 000 collaborateurs en France (dont 245 à Saint-Aubin-lès-Elbeuf). L’activité agricole représente 10 % de son chiffre d’affaires, mais 30 % de sa R&D. « 75 % des molécules qui étaient présentes dans les années quatre-vingt-dix ont été retirées. En quelques décennies, la toxicité a été divisée par 8,5 et le volume de dose nécessaire par hectare de 34 », explique Nicolas Kerfant pour démontrer l’importance de la recherche. « On continue à trouver beaucoup de matières actives, mais de moins en moins qui répondent aux exigences sanitaires et sociétales. Il faut en moyenne évaluer 160 000 molécules avant de pouvoir trouver une substance qui pourra être mise sur le marché ».
 
Source : F.C.
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