Le tribunal de commerce autorise une prolongation de la poursuite d'activité de trois mois

Sans surprise, le tribunal de commerce de Rouen a autorisé vendredi une prolongation de trois mois de la poursuite de l'activité de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. Cette autorisation, qui venait à expiration le 16 janvier, a été prolongée jusqu'au 16 avril, comme le demandait le procureur de la République avec le soutien de l'intersyndicale, de la direction et des administrateurs judiciaires. "Cette autorisation est la dernière que le tribunal peut légalement décider", a toutefois prévenu Yvon Scornet, porte parole de l'intersyndicale devant une centaine de salariés rassemblés devant le tribunal.

Ce syndicaliste a appelé les salariés à "se mobiliser" dorénavant dans la perspective du 5 février, date ultime fixée pour le dépôt des offres de reprise de la raffinerie. « Nous entrons dans la dernière ligne droite et il va nous falloir choisir notre cheval », a dit Yvon Scornet. Selon lui, seuls trois industriels restent encore intéressés: NetOil dont le siège est à Dubaï, l'Irakien Jabs Gulf Energy Ltd et l'Iranien Tadbir Energy Development Group. Exit Alafandi petroleum group basé à Hong-Kong, le fonds d’Etat libyen ainsi que les Suisses Activapro et Terrae international dont les noms avaient circulé à l’automne mais qui ne se sont pas manifesté depuis.

Yvon Scornet s’est attardé sur le dossier iranien qu’il juge solide. « Ils savent ce qu’est une raffinerie, ils ont l’argent et ils ont le pétrole », a-t-il assuré en appelant l’Etat à dire si une telle reprise serait « faisable ou pas ». Le pétrole iranien est en effet soumis à embargo mais Tadbir a fait savoir qu’il pouvait s’approvisionner ailleurs « en Irak ou en Mer du Nord ». Le candidat attend maintenant une réponse de l’Etat avant de développer son offre, a précisé Alain Renault délégué CFE/CGC.
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Source : ANI
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