Pont Mathilde à Rouen : les résultats de l'enquête flash de la CCIT

L'impact de la fermeture du pont Mathilde sur l'activité des entreprises... C'est ce qu'une enquête réalisée par les services de la CCIT de Rouen, du 21 au 25 janvier, auprès d'un panel de 380 entreprises locales, vient de mesurer. Près d'un chef d'entreprise sur deux (47 %) estime que cette fermeture, rappelons-le accidentelle, a eu un impact sur son activité.

380 entreprises, issues des services, du commerce ou de l'industrie, ont été sondées pour connaître leur degré de désagrément face à la fermeture contrainte du pont Mathilde à Rouen, suite à l'accident de circulation du 29 octobre dernier. « Si nous nous attendions globalement aux résultats obtenus, nous n'imaginions pas que 7 % des entreprises interrogées estimaient que leur activité était compromise à cause de cette fermeture », explique Christian Hérail, président de la CCIT de Rouen.

Autre enseignement de cette étude, la répartition de la gêne n'est pas forcement là où on l'attend le plus. « Oui, les commerces de centre ville sont impactés. Mais il ressort de cette enquête que ce sont surtout les entreprises de services (49%) situées hors de la CREA (68%) qui en pâtissent le plus », souligne Christian Hérail à l'énoncé de ces chiffres. Des chiffres et une étude qui vont désormais servir à interpeller les élus locaux.
« Oui, la gêne est là, le calendrier des travaux aussi, et nous nous en réjouissons. Mais nos entreprises ne pourront pas tenir jusque là si rien n'est fait pour améliorer des mesures prises dans l'urgence et présentées alors comme évolutives au lendemain de l'accident », résument en cœur l'ensemble des acteurs du monde économique (Medef, CGPME, Chambre des métiers, usagers du port, présidents de clubs d'entreprises, associations de commerçants, industriels.), tous réunis lors de cette présentation à la presse.

« Il faut que les politiques nous écoutent et nous entendent. Il est impératif de trouver d'autres plans de circulation, d'autres dispositions pour aider les entreprises locales à travailler sinon le bilan sera catastrophique. Les plombiers ne vont pas pouvoir dès demain prendre un lavabo sur le dos et leur musette sous le bras pour se rendre en métro chez leurs clients.», ironise Christian Hérail. Autre impératif exigé par l'ensemble des professionnels présents hier, anticiper ! « Les travaux du pont Flaubert sont actés et c'est une bonne chose. Mais dans le prévisionnel, nos élus ont intérêt à intégrer les modes de déplacements des salariés ».

Complément d'information au micro de Jacques-Olivier Gasly

*Christian Hérail, président de la CCIT de Rouen

1-Une enquête qui surprend par la nature des pourcentages.


2-Oui, le calendrier pour les travaux du pont Mathilde existe, mais que fait-on en attendant ?


*Christian Boulocher est dirigeant d'un groupe de transport réalisant 42 millions d'euros de C.A. Son agence rouennaise est constituée d'une centaine de collaborateurs.

1-Pour lui, les impacts de la fermeture du pont sont bien réels.


2- De vraies inquiétudes, mais des réponses attendues.


*Président du club d'entreprises de la Vatine, Gwenahel Thirel a lui aussi constaté les difficultés des salariés pour se rendre sur leur lieu de travail. Il a également été témoin du manque de courage des élus.


Quid du préjudice subi pour les entreprises ? Par ailleurs avocat, Gwenahel Thirel nous explique que les entreprises peuvent entamer une procédure. En revanche, pas de « class action » (ou recours collectif), comme dans d'autres pays.
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