L'histoire tourmentée de la raffinerie Petroplus

La raffinerie de Petit-Couronne, près de Rouen, pour laquelle deux dossiers de repreneurs ont été jugés recevables mardi, a connu une histoire tourmentée depuis sa vente par Shell à Petroplus en 2007.

- 2 août 2007: La compagnie anglo-néerlandaise Shell vend au Suisse Petroplus sa raffinerie de Petit-Couronne, près de Rouen et celle de Reichstett, près de Strasbourg.

- 21 octobre 2011: Petroplus annonce la suppression de 120 emplois sur 550 à Petit-Couronne.

- 27 décembre 2011: Petroplus, qui exploite cinq raffineries en Europe, annonce le gel par les banques d'une ligne de crédit indispensable à son fonctionnement.

- 2 janvier 2012: Faute de brut, la direction de la raffinerie de Petit-Couronne enclenche les manoeuvres d'arrêt des unités.

- 5 janvier 2012 - Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande appelle l'Etat à prendre ses "responsabilités" en se mettant en quête d'un repreneur.

- 24 janvier 2012: La raffinerie est placée en redressement judiciaire pour six mois par le tribunal de commerce de Rouen.

- 10 février 2012: Le dépôt des offres de reprise est fixé au 15 mars. Au moins trois candidats sont en lice: Klesch, Goldsmith et GEM Group.

- 24 février 2012: Nicolas Sarkozy confirme la reprise temporaire de l'activité grâce à un contrat signé avec Shell.

- 1er mars 2012: vote de la loi dite "Petroplus" qui permet à un tribunal de commerce de saisir les actifs d'une entreprise défaillante.

- 16 mars 2012: Le tribunal de commerce reporte au 5 avril la date limite de dépôt des offres. Ce délai sera repoussé ultérieurement à huit reprises.

- 13 avril 2012: Quelque 83 millions d'euros gagés sur les stocks de la raffinerie vont alimenter un fonds destiné à garantir l'avenir des salariés.

- 24 juillet 2012: Le tribunal de commerce enregistre deux offres - incomplètes - d'Alafandi Petroleum Group (APG), basé à Hong-Kong, et NetOil dont le siège est à Panama.

- 16 octobre 2012: Le tribunal de commerce prononce la liquidation de l'entreprise mais laisse un nouveau délai aux candidats pour déposer un projet de reprise.

- 6 novembre 2012: Le tribunal de commerce juge toujours "incomplète" l'offre de NetOil associé à Hyundai et BP. Six autres candidats potentiels se disent intéressés: le fonds souverain libyen, APG, l'Irakien Jabs gulf energy Ltd, l'Iranien Tadbir energy development group, ainsi que les Suisses Activapro AG et Terrae International.

- 12 décembre 2012: Faute de prolongation du contrat avec Shell, la direction décide l'arrêt de la raffinerie.

- 11 janvier 2013: Le tribunal de commerce autorise, une dernière fois, la poursuite de l'activité jusqu'au 16 avril.

- 4 février 2013: Matignon estime que les chances de trouver un repreneur sont "limitées".

- 5 février 2013: Cinq candidats sont sur les rangs: Le Suisse Terrae et le Libyen Murzuq qui s'associeront, l'Egyptien Arabiyya Lel Istithmaraat le Chypriote FJ Energy Group et le Panaméen NetOil. Le tribunal les encourage à compléter leurs offres pas "juridiquement recevables".

- 6 février 2013: La direction engage "les procédures préalables" à un plan social.
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Source : AFP
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