Petroplus : Guillaume Bachelay pose 4 questions au Président de la République

Le député socialiste Guillaume Bachelay, élu de la circonscription où est implantée la raffinerie de Petit-Couronne, vient de demander au président de la République, François Hollande, qu’il s’exprime sur le « repositionnement industriel et portuaire du site », la responsabilité des pollueurs antérieurs et quelles suites il entend donner à la question des capacités de raffinage de la France. La longue lettre adressée le 22 avril, soit quatre jours après la décision du tribunal de commerce de Rouen, est à l’évidence une forme de rappel précis du député de la Seine-Maritime qui a suivi de très près la crise de Petroplus et se retrouve aujourd’hui en première ligne face notamment à l’Intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC de la raffinerie.

Après une analyse des conditions de la concurrence, du comportement des grands groupes pétroliers, de l’action des syndicats, de l’absence « d’engagements concrets » du précédent gouvernement sur la filière raffinage, M. Bachelay rappelle en creux au président de la République sa visite à Petit-Couronne en janvier 2012 et ses rencontres avec les salariés, dont une à Val-de-Reuil en janvier 2013. « Parce que vous connaissez les travailleurs de la raffinerie de Petit-Couronne, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’indiquer les éléments de réponse aux légitimes questions suivantes… », écrit M. Bachelay.

Il demande que des démarches soient engagées au plan européen pour « d’une part solliciter au bénéfice des salariés la mobilisation du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation et, d’autre part, inciter la Commission européenne à proposer des mesures juridiquement contraignantes ». Le député socialiste pense ainsi pourvoir « restaurer les conditions d’une concurrence équitable en matière de produits raffinés » avec l’instauration « d’écluses » commerciales aux frontières de l’Union « pour protéger nos sites et nos emplois ».

Alors que la visite de François Hollande à Rouen à l’occasion de l’ouverture du festival Normandie Impressionniste, prévue le 28 avril, a été annulée avec un climat social tendu en arrière-plan, Guillaume Bachelay (également n°2 du PS) semble déterminé à ne pas lâcher la main sur ce dossier emblématique. « A Petit-Couronne, l’Etat et la puissance publique doivent veiller à la mise en œuvre du plan de sauvegarde de l’emploi, sécuriser le site et les installations, en assurer le repositionnement économique et d’abord l’usage industriel et portuaire sur l’axe Seine et au cœur de la CREA », martèle-t-il.
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Source : ANI
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